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L’union africaine freine-t-elle l’unité des africains ?

Un livre de Yves Ekoué Amaïzo (sous la direction de)

25.00 €




(JPEG) Majoritairement pauvre et souvent sans-voix, l’Afrique se retrouve souvent avec de nombreux prétendants non-Africains, parfois Africains y compris ceux de la Diaspora, qui s’arrogent unilatéralement le droit de s’exprimer au nom du peuple-citoyen sans nécessairement l’avoir consulté au préalable. Ce déni de représentativité effective apparaît de plus en plus en ce début de siècle comme l’une des caractéristiques des institutions internationales, régionales, voire africaines d’appui au développement durable. Lancée en juillet 2002 à Durban en Afrique du sud lors du sommet des chefs d’Etat africains, l’Union africaine (UA), composée de 52 Etats africains succède à l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Il était devenu nécessaire de revenir aux principes de base d’une société de confiance, à savoir : favoriser la mise en œuvre d’une véritable démocratie politique et économique sans mascarade et l’émergence d’un Etat de droit qui ne légitime pas l’impunité et favorise la cohésion sociale, surtout qu’il est question d’évoluer à terme vers des zones de libre-échange. Paradoxalement, l’OUA et l’UA ont un point commun. Toutes tentatives d’associer directement le peuple-citoyen semblent rencontrer de nombreuses résistances.

L’unité des Africains ne peut se construire sans heurts avec des institutions fondées sur des principes éloignés des droits du peuple-citoyen au niveau national. Ceci est d’autant plus difficile qu’une partie substantielle du budget national des pays africains dépend de la bonne volonté d’Etats-amis et d’entreprises multinationales ayant un intérêt direct en Afrique. En effet, cette dépendance peut émousser la volonté des dirigeants africains quant au soutien réel accordé au processus d’amélioration de la sécurité et du bien-être socio-économique et culturel du peuple-citoyen. Mais, continuer à refuser à ce peuple-citoyen de s’exprimer directement relève de l’usurpation du pouvoir. La confiance ne peut s’établir dans ses conditions sur des bases saines. Par ailleurs et outre les difficultés liées à l’infrastructure, la mobilité des Africains reste limitée du fait du refus des dirigeants africains de s’éloigner du principe désuet de l’intangibilité des frontières héritées de l’histoire. En réalité, cet état de fait a pour résultante de favoriser une neutralisation des dynamiques d’interdépendance entre les Africains.

Il faut donc rechercher des compromis au niveau des réseaux d’intérêts à l’intérieur de structures représentatives reposant sur des communautés coalisées. L’organisation du rapport entre les dirigeants et le peuple-citoyen se doit de reposer sur la qualité de la reconnaissance accordée aux institutions et personnalités représentatives. Les garanties accordées à la transparence et à la prévisibilité des droits humains et des peuples doivent pouvoir se refléter au niveau des structures supranationales. A défaut de retrouver cette société de confiance, il est bien légitime de se demander si l’Union africaine freine l’unité des Africains ? Les avis et les thèmes sont pluriels et permettent de mesurer la complexité de la question posée. Les réponses devraient contribuer à l’avènement d’une société ouverte.

Quelques amis de l’Afrique ont accepté de contribuer à la prise de conscience collective en rappelant l’urgence de faire évoluer l’Union africaine vers une structure supranationale représentant les Africains et non les dirigeants africains. Ce livre collectif aurait atteint son but si les éclairages partiels et partiaux permettent de rappeler, en toute humilité, le besoin d’organisation collective de l’interdépendance africaine. La palabre africaine se poursuit avec un second livre collectif intitulé : « La neutralité coupable : l’autocensure freine-t-elle l’unité des Africains ? ».

Auteurs :
-  Aminata Dramane Traoré
-  Yves Ekoué Amaïzo
-  David Cumin
-  Atsutsè Kokouvi Agbobli
-  Mathieu Mounikou
-  Jean-Baptiste Kondé Mbom
-  Pierre Sob
-  Noël Kodia
-  Lazare Ki-Zerbo
-  Ghislaine N. H. Sathoud
-  Maurice Koué

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Afriqiyah Solidarité et Développement (ASD)
Le 11-07-2006
> L’union africaine freine-t-elle l’unité des africains ?
Merci Monsieur Ekoué pour vos réflexions sur l’Afrique. Nous sommes convaincus comme la plupart des panafricanistes qui croient encore en notre continent qu’il est important d’organiser, à l’heure actuelle, un large débat associant toutes les élites africaines du continent et de la diaspora dans le cadre des ETATS GENERAUX DE L’AFRIQUE. C’est seulement de cette façon qu’on parviendra à élaborer un projet de société fiable avec tous les acteurs africains (anciens et actuels chefs d’Etats, hommes politiques, hommes d’affaires, intellectuels, étudiants, etc) du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest du continent en passant par le Centre. Notre association avait déjà élaboré un document dans ce sens, puis adressé à la Commission de l’Union Africaine en Ethiopie. Si vous êtes d’accord avec notre idée, je vous demande de soutenir ce projet pour jeter les bases d’un débat avec la participation de toutes les énérgies et compétences africaines. L’Union Africaine a publié un ambitieux plan stratégique de l’Afrique. Nous pensons sincèrement que sans implication de toutes les intelligences africaines, il ne pourrait y avoir de développement.
jean Delagosse Mbalanga
Le 13-06-2005
> L’union africaine freine-t-elle l’unité des africains ?

Bonjours chers amis

L’Afrique est elle incapable de s’unir ?

Il faut poser la question sur un plan socio politique et savoir si la problématique du frein à l’union n’est pas l’expression d’une idéologie conservatrice qui se défausse en faisant appel à un déterminisme historique.

L’espace politique dans un mouvement d’indépendance africaine conçue comme une entité, procède d’un paradigme préalablement inscrit dans le champ du discours. Ici les élites posent d’abord l’enjeu de survie culturelle. La négation d’une culture noire est une forme d’exclusion par rapport à laquelle le nationalisme africain a voulu répondre.

L’unité africaine suppose un projet économique fort, et intégré à une culture de développement sociale et politique .Or l’idée d’assimiler une nouvelle forme d’aliénation extérieure est un vrai stress dans la population, éloignant de la sorte l’opportunité d’un débat républicain et serein.

Seulement il faut voir les choses en tirant des exemples dans le passé. Je suis convaincu que les intellectuels africains sont décalés par rapport à cette question. Il faut savoir que c’est en fonction du mode d’expression politique de ce groupe d’élite que dépendra le mouvement d’encerclement des poches de nos difficultés.

De la même manière que la révolution scientifique au 17 ème siècle , imposant un rationalisme culturel et institutionnel à convaincu les élites européennes dans leur mission de développement de la société, de la même manière la nécessité de survie de l’Afrique imposera aux intellectuels et leaders politiques de faire un peu de place aux génies « développementalistes » de ce continent, exceptionnel par sa taille et sa profondeur historique.

Aujourd’hui, nous nous trouvons en Afrique face à des élites bien formées. Depuis deux générations l’Afrique a eu le temps de fournir dans tous les compartiments de la société, des gens capables. Mais en contre partie, nous nous trouvons face à une énergie faible dans la société civile. La compétition économique reste faible, aucun groupe fort ne se dégage. L’Afrique est un géant aux jambes si fragiles que l’effondrement politique n’est pas un leurre.

Il ne faut pas chercher des réponses dans l’absence d’une technique ou d’un financement. La première des choses sur ce chemin c’est de faire travailler ensembles les grandes institutions africaines et sous régionales en n’y associant le plus possible tous les chefs d’Etats. Il faut travailler le plus possible les esprits. C’est l’égoïsme particulariste au nom des trajectoires indépendantes qui freine ce mouvement de convergence.

Un élément de méthode est l’obligation d’aborder, de financer, de développer le mouvement en « interne ». L’Afrique doit pouvoir imaginer des structures de mobilisation sans toujours aller « pleurer » et se sentir encore diminuer devant l’opinion internationale.

La question est : que font les universités en Afrique pour échanger des projets de recherche dans ce sens, étant entendu que des études de plus en plus pousser permetant l’analyse sérieuse des conditions de cette convergence, seront incontournables pour éclairer tous les leaders politiques qui se trouvent en première ligne.

BAKAYOKO siaka
Le 13-05-2005
> L’union africaine freine-t-elle l’unité des africains ?
Bonjour Mr Yves Ekoue. je suis un jeune étudiant en comptabilité en CI.moi personnelement j’ai pas lus votre ouvre mais j’ai le titre sur le net.et ma question et la suivante encment l’UA peut freiner l’unité africaine ? votre vision de l’UA dans les années futurs.merci pour votre comphrension.
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