Le mai 2005

Marche des Indigènes, le dimanche 8 mai à 14h, place de la République

Pourquoi il faut être présent à la Marche du 8 mai, à Paris (Texte de l’appel en fin de document)

Par les temps qui courent, le Devoir de Mémoires est urgent. Face au retour en force de l’idéologie de la justification du colonialisme et du racisme, Il est urgentissime de faire circuler le rappel de faits historiques suivants, 1764, 1802, 1908, 2005 : une constance Vous avez dit Ferry ...

N’oublions jamais les lettres suivantes de deux gouverneurs de la Martinique, FENELON en 1764, et VILLARET-JOYEUSE en 1802. (extraits de l’ouvrage du Guadeloupéen, Jean-Philippe Omotunde, L’origine négro-africaine du savoir grec (vol. 1, éd. Menaibuc, Paris, 2000))

Le Monde entier ne doit jamais oublier les crimes horribles de l’esclavage et de la colonisation : Têtes coupées, mains coupées : voir photos ci-jointes.

=> 11 avril 1764, Lettre le du gouverneur de la Martinique, Fenelon, adressée au Ministère des Colonies.

« Je suis arrivé à la Martinique avec tous les préjugés d’Europe contre la rigueur avec laquelle on traite les Nègres et en faveur de l’instruction qu’on leur doit [...], mais [...] l’instruction est capable de donner aux Nègres ici une ouverture qui peut les conduire à d’autres connaissances, à une espèce de raisonnement. La sûreté des Blancs, moins nombreux, entourés sur les habitations par ces gens-là, livrés à eux, exige qu’on les tienne dans la plus forte ignorance [...]. Je suis parvenu à croire fermement qu’il faut mener les Nègres comme des bêtes et les laisser dans l’ignorance la plus complète ».

=> 10 Novembre 1802, Lettre du gouverneur de la Martinique, VILLARET-JOYEUSE, adressée au commissaire du gouvernement de l’ile. Alors que la première abolition de l’esclave (de très courte durée) était proclamée et que Haïti allait fièrement vers l’indépendance

Villaret-Joyeuse déclarait que si l’instruction était nécessaire au monde libre, elle était incompatible avec : « l’existence de nos colonies, qui repose sur l’esclavage et la distinction des couleurs [ ...]. Une expérience déplorable a prouvé que l’abus des lumières est souvent le principe de révolutions et que l’ignorance est un bien nécessaire pour les hommes enchaînés par la violence ou flétris par les préjugés. Ce serait donc une imprudence bien dangereuse de tolérer plus longtemps dans la colonie des écoles pour Nègres et pour les gens de couleurs (les mulâtres). Qu’iraient-ils apprendre dans ces établissements ? [...] une instruction imparfaite et grossière [qui] leur représentera sans cesse le régime colonial comme le code de la tyrannie et de l’oppression [...] des hommes (des anti-esclavagistes) pervers ou trompés ont suffit pour détruire nos établissements les plus florissants. [...] Je vous ordonne expressément [...] de faire fermer les écoles publiques où sont admis les Nègres et les gens de couleurs ».

=> 1908, Jules Ferry Si on veut considérer que ces deux déclarations sont dépassées et sans intérêt à cause de la période, que dira-t-on de la lettre de Jules Ferry, celui qui avait pensé un enseignement pour tous durant la colonisation légale et franche en 1908, de bien nombreuses années après l’esclavage : « Considérant que l’instruction des indigènes fait courir [...] un véritable péril [...] émet le vœu que l’instruction primaire des indigène soit supprimée ».

======== Texte de l’appel à la Marche du 8 mai =======

Dimanche 8 Mai 2005 à 14h00

A PARIS, place de la République,

Les « Indigènes de la République » organisent

Une marche pour exiger le droit à

« la Dignité, l’égalité et la Justice »

Pour les populations de France qui ont subit l’esclavage et la colonisation.

Face à tout l’arsenal mis en place pour tenter de légitimer et rétablir l’infériorité et la soumission des descendants des victimes du régime odieux de l’esclavage-colonisation,

Rapport BENISTI d’octobre 2004 sur la sécurité intérieure et visant à faire disparaître nos langues maternelles à l’intérieur même de nos foyers

Loi d’orientation de l’école de mars 2005 rendant obligatoire l’apprentissage de la marseillaise dans les établissements du premier degré

Loi du 23 Février 2005 instaurant le rôle positif de la colonisation.

Nous dénonçons et nous refusons la vague révisionniste de la traite, de l’esclavage et de la colonisation par la France.

Les Africains et descendants d’Africains de France seront présents à cette marche du 8 Mai 2005.

Rouge pour symboliser le sang versé des ancêtres

Jaune pour symboliser la richesse du continent des ancêtres

Vert pour symboliser la beauté du continent

Noir pour symboliser la fierté du peuple noir

Administration - Site sous SPIP, réalisé par AfriKDesign