Le 29 avril 2005

Communiqué de presse : Forum des images

Le Forum des Images a organisé, en partenariat avec le journal Le Monde un cycle de projection de films consacrés aux Colonies, de février à avril 2005. Quatre projections-débats accompagnaient ce cycle. Ces conférences organisées par Jean-Yves de LEPINAY, Directeur du Forum des Images et animées par Edwy PLENEL, Rédacteur en chef du Monde 2 visaient à « proposer une réflexion sur l’état du monde contemporain façonné par des relations coloniales toujours prégnante, une invitation à combattre la peur de l’Autre, à mêler les récits pour comprendre toute la complexité de notre présent. »

Parmi les conférenciers, Edwy PLENEL a reçu Olivier LE COUR GRANDMAISON, Historien et écrivain, Gilles MANCERON, Historien Vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme, Claude LIAZU, Historien, Karoline POSTEL-VISAY, Politologue.

La Conférence-débat de clôture a eu lieu Jeudi 28 avril. La table était constituée, outre d’Edwy PLENEL, modérateur assurant l’introduction et la conclusion, de Jean-Marie TENO, cinéaste, de Benjamin STORA, Sociologue et Ecrivain, de Stephen SMITH, journaliste au Monde et au New-York Times, et de Christiane TAUBIRA, Députée de Guyane.

Le thème de la soirée était consacré à la problématique d’une Histoire commune entre anciennes colonies et anciennes métropoles.

La Députée de Guyane s’est attachée à présenter la zone grise d’une décolonisation de l’entre-deux qui a abouti à la loi de départementalisation du 19 mars 1946. S’appuyant sur le préambule de la Constitution, elle a illustré les ambiguïtés des rapports de la France avec les Peuples d’Outre-Mer constituant l’Union française. Après avoir rappelé les méfaits commis au nom de la colonisation et évoqué l’anachronisme de la loi du 23 février 2005 sur l’enseignement du « rôle positif de la France » pendant la colonisation (loi ayant fait l’objet d’une pétition de protestation signée par plus de 1000 historiens et universitaires en Sciences Humaines), Christiane TAUBIRA a illustré la thèse d’une Histoire commune en rappelant la solidarité entre les opprimés d’une Colonie à l’autre, celle exprimée par des Français qui se sont opposés aux guerres coloniales, et l’influence des affrontements sur les représentations réciproques des figures de colonisés et de colonisateurs. Elle a conclu que l’enjeu était la définition de l’identité nationale française intégrant ses citoyens issus de l’Histoire coloniale, nés sur son sol et fondés à exiger l’égalité des droits. De même, la solidarité internationale sera assainie grâce à cette histoire commune si elle est délestée à la fois de son vernis humanitaire et de ses clauses de dépendance économique.

Contact presse : 01 40 63 71 60 / 05 94 30 31 00

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