Le 26 août 2005

17 kamites meurent dans un incendie à Paris

Au moins 17 personnes, dont quatorze enfants, ont péri la nuit dernière à Paris, prises au piège d’un incendie qui a embrasé un immeuble vétuste abritant des familles africaines pauvres, quatre mois seulement après un drame similaire. Suite à ce drame, de nombreuses personalités ont rappelé l’urgence que constitue la question du logement social en France. Avec AFP. [26 août 2005] - le figaro.fr Ce sinistre, un des plus meurtriers depuis 50 ans, qui a fait aussi 30 blessés, dont 2 graves, a posé de nouveau le problème du logement social et de l’hébergement des familles immigrées.

En avril, 24 personnes, pour la plupart des immigrés africains, avaient déjà péri dans l’incendie de l’hôtel Paris-Opéra, à deux pas des grands magasins de luxe de la capitale.

Le feu, dont l’origine est encore inconnue, s’est déclaré dans un immeuble vétuste de sept étages dans le sud-est de Paris, qui abritait 130 personnes, dont de très nombreux enfants, originaires du Mali, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire ou de Gambie, logés par une organisation caritative.

« On voyait beaucoup d’enfants qui appelaient aux fenêtres », a raconté Mohammed Sissé, arrivé à 1h30, en quête de ses cousins, un couple et deux enfants, dont il est sans nouvelles.

Les flammes ont rapidement embrasé la cage d’escalier, provoquant la panique.

« Notre première priorité, indique un jeune pompier de 24 ans, a été le sauvetage d’un homme qui se tenait sur le rebord d’une fenêtre. Une personne s’était déjà défenestrée avant notre arrivée ».

A l’intérieur de l’immeuble en flammes, les sauveteurs ont trouvé « dans une douche, une femme enceinte, inconsciente, qui s’était mise là pour se protéger ». Dans un appartement, ils ont découvert un « enfant carbonisé », tandis que dans un autre, dix personnes étaient saines et sauves. Quatre des six enfants d’une même famille ont notamment péri.

A lui seul, un sapeur de 30 ans a fait descendre « quatre enfants et quatre adultes ». « Ils avaient eu le bon réflexe de ne pas ouvrir la porte de leur appartement et de se manifester à la fenêtre ».

Un officier des sapeurs-pompiers a souligné que l’immeuble connaissait « une très forte densité d’habitation avec une majorité de population malienne ». Selon lui, la plupart des victimes sont mortes d’asphyxie.

Le président Jacques Chirac et le premier ministre Dominique de Villepin ont exprimé leur émotion devant « cette catastrophe épouvantable (qui) endeuille la France toute entière ».

Le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, qui s’est rendu sur les lieux, a demandé le recensement de « tous les immeubles qui peuvent présenter une situation de dangerosité en termes d’incendie et de sur-occupation ».

« La difficulté, a assuré le ministre, c’est que tout un tas de gens qui n’ont pas de papiers pour certains, s’amassent à Paris, qu’il n’y a pas de conditions pour les loger ».

Jacques Oudot, président de France Euro Habitat (FREHA), une association adhérente de l’organisation caritative Emmaüs qui avait installé des familles dans l’immeuble, a déclaré que des travaux étaient prévus mais « pour cela l’évacuation d’une partie des familles était nécessaire ».

« Personne n’a voulu les reloger. Les pouvoirs publics nous ont répondu qu’il y avait une pénurie de logements », a-t-il affirmé. « Le choix pour ces familles c’était ça où la rue ».

Selon Oumar Cissé, qui faisait office de gardien, l’immeuble était « très insalubre ». « Il y avait des fissures dans les murs, des rats et des souris ». « On était très mal logés, nous attendions de nouveaux logements depuis 1991 ».

« Il n’y avait pas d’extincteur, il y avait deux escaliers en bois et c’était surpeuplé », a-t-il dit.

En revanche, Martin Hirsch, président d’Emmaüs, a affirmé qu’il s’agissait d’« un immeuble d’habitation tout à fait classique ». Pour un occupant, Djouré, les victimes ont été prises « au piège de la misère ».


Note de Bwemba-Bong :

"Quant aux Etats occidentaux, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis notamment, l’hégémonie exercée sur leurs nations par les groupes prédominants de type européen, correspond parfaitement aux critères définis par un GOBINEAU par exemple, et relègue les groupes d’origine africaine à la place du bas de l’échelle sociale avec spécialisation dans le sport , la musique ou encore, de façon générale dans les tâches les moins gratifiantes de la société : manoeuvres, éboueurs, femmes de ménage, etc.... Surtout en France où ils sont en plus soumis à une ghettoïsation dont l’actualité est généralement riche en événements sur leur habitat insalubre qui interpelle souvent l’actualité par des incendies suivis de mort d’hommes ; d’enfants notamment, de même qu’à la privatisation de logements dont ils sont les victimes désignées, sans parler de leur parcage dans les quartiers dépourvus de la moindre sécurité, etc..."

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